Les crises révèlent des opportunités prometteuses

Lors des dernières semaines, après une période trouble, j’ai observé, comme vous, de nouveaux comportements :

  • une entrepreneure a testé des qualités insoupçonnées chez un de ses fournisseurs.
  • et aussi que des contrats censés la protéger s’avéraient inutiles (belle économie à réaliser pour les prochaines années).
  • un entrepreneur m’indique que son équipe et lui ont trouvé un nouvel équilibre en télétravail, et que le déconfinement ne sera pas pour eux.
  • beaucoup ont trouvé un nouvel équilibre familial, auxquels ils tiennent.
  • les sensations de bien-être liées au sport qui avaient été perdues sont revenues.
  • de jeunes entrepreneurs ont recentré leur offre et retrouvé un nouveau positionnement qu’ils comptent ancrer.
  • des femmes et des hommes ont décidé de se consacrer en priorité à des tâches importantes qui étaient en jachère depuis des années.
  • un dirigeant d’une grande entreprise m’indique que durant le confinement, les objectifs de ses équipes ont progressé de près de 30%, alors même, ou parce que le management avait en grande partie disparu.
  • les rendez-vous médicaux ont lieu à l’heure prévue.
  • des réunions à distance, produisent en 1 heure ce qui se faisait en 2 heures + 1 heure  de déplacement + 50 € de frais annexes.
  • les frontières physiques ont été repoussées et des collaborations nouvelles se sont créées.
  • de nouvelles approches, de nouvelles visions du développement économique émergent.

D’un point de vue global,  

  • de nouveaux rythmes se sont installés, 
  • des mécanismes destructeurs ont été inversés
  • de nouvelles croyances, de nouveaux comportements émergent

Ces opportunités sont fragiles …

Et pourtant, comme vous j’observe que

Concrétiser les bonnes décisions est souhaitable mais pas naturel

  •  la circulation reprend peu à peu un rythme plus soutenu. Quand reviendrons-nous aux embouteillages systématiques à proximité des métropoles ?
  • certaines organisations reprennent leurs habitudes frileuses en terme de télétravail. 
  • les croyances du monde d’hier, comme les mauvaises herbes, recommencent à poindre

C’est pourquoi j’attire votre attention sur le fait que souvent, alors qu’une décision juste a été correctement pensée, que tous les efforts d‘adaptation ont été menés, qu’il n’y a plus qu’à la mettre à exécution pour en tirer le bénéfice, celle-ci n’est pas mise en oeuvre durablement.

Par exemple

  •  j’imagine que je vais continuer à économiser CO2, euros, énergie psychique en poursuivant la dynamique du télétravail, mais….
  • je veux abandonner les contrats récurrents dont l’efficacité s’est avérée défaillante, mais….
  • je veux  instaurer durablement des modes de travail allégés d’un contrôle managérial superflu, mais….
  • je vais inscrire dans mes priorités les activités essentielles à mon équilibre personnel et professionnel, sauf que….

Pourquoi donc une décision, alors qu’elle est juste, et clairement identifiée  serait-elle abandonnée ?

Je vous propose deux  pistes de réflexion.

Le milieu extérieur influe sur une grande partie de nos décisions. 

L’influence du regard extérieur peut me faire renoncer à ce qui est perçu par les autres comme une pratique trop avantageuse pour moi et me culpabiliser. Par exemple, alors que je bénéficie d’un salaire et d’un statut confortable, continuer à travailler 3 jours depuis chez moi, et à économiser la fatigue inutile et les euros superflus devient suspicieux. Le regard extérieur, la pression sociale m’incitent à rentrer dans le rang, et à revenir à l’état antérieur, médiocre, mais connu et accepté.

L’auto-sabotage ….

rôde dès lors qu’il est question d’adopter un nouveau comportement. Il se nourrit des croyances négatives qui m’ont été inculquées, et sont amplifiées par le manque de confiance et d‘estime de soi. Par exemple, je constate que de ne plus briefer chaque matin mon équipe avant le départ au chantier a fonctionné. Je constate qu’il n’est pas utile que chacun passe par l’entreprise le matin, comme ce fut le cas les 30 précédentes années. J’ai clairement analysé l’impact positif du comportement imposé par la crise. Mon analyse est juste mais je doute de moi ou ne m’autorise pas à y croire vraiment. Alors le quotidien reprend ses droits, le stress me guide et je reviens peu à peu à la situation antérieure.

Idiot, direz-vous !  Ou simplement humain ?

Alors appliquons-nous à être vigilant.e.s pour protéger les bonnes décisions que nous avons identifiées intelligemment. Faisons confiance à notre intuition. Surveillons nos émotions lorsqu’une petite voix nous pousse à abandonner. Car en travaillant à notre bien-être nous faisons gagner le monde d‘après.

Si chacun choisit de suivre ses bonnes décisions