Carole Rackete
Carole Reckete,, capitaine
Capitaine du Sea Watch

Juin 2019

Vous avez 31 ans. Capitaine d’un navire, avec à bord 42 migrants épuisés, et depuis deux semaines vous recherchez le pays qui veut vous ouvrir son port. Attention à ne pas  vous épuiser.

Alors, vous êtes en position de décider, de faire un choix ou un non-choix. D’un côté forcer le blocus et débarquer vos passagers dans le port de Lampedusa, et mettre fin au calvaire de vos 42 passagers. Forcer le blocus, débarquer, être arrêtée et emprisonnée, et perdre votre bateau.

Ou respecter la législation, et risquer quelques vies humaines ?

L’option 1 peut, va vous coûter très cher, et peut-être, aussi enclencher des réactions, faire bouger les lignes, générer une prise de conscience. A votre avantage. Mais aussi déchaîner des messages de dénigrement, qui vous blesseront, ou pas.

L’option 2 est plus “confortable”. Puisque vous respectez toutes les règles, vous ne risquez pas d’être mise en cause. Mais peut-être serez-vous à l’opposé de vos valeurs et de vos convictions. Les conséquences pour vos passagers seront difficiles à assumer, pour vous-même. Ou pas.

Au delà, de ce cas réel, le “choix de Carola” relayé par “la Reppublica” et ses implications politiques, en Italie et en Europe met en avant le dilemme de la désobéissance.

Ce dilemme nous met dans une situation de décision difficile ou l’utilisation de la raison, la gestion fine des émotions, et l’écoute de vos intuitions sont indispensables, pour atteindre l’intime conviction. C’est cette intime conviction qui vous donnera la force d’assumer votre choix et toutes ses conséquences. C’est avec cette approche (MAJOR QUID), que j’accompagne les décideurs lors de situations complexes.